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La révolution à Montillot

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     Nous avons déjà saisi la difficulté de reconstituer l’histoire d’un village qui n’a pas de place visible dans l’Histoire, - avec un grand H -…

Lorsqu’un fait remarquable de l’extérieur est survenu en un lieu dans le passé, des historiens se sont déjà penchés sur tous les documents permettant de le décrire, de l’expliquer et d’en analyser les conséquences. Et il  suffit alors de nous reporter à leur travail et de comparer leurs interprétations.

  C’est le cas de Vézelay et Avallon, bien sûr, mais aussi des villages des vallées proches, Asquins, Saint Père, Châtel-Censoir…

Rien de tel à Montillot : pas d’événements majeurs, pas de découvertes archéologiques,  pas de châtelains prestigieux !

Nous devons donc « aller à la pêche » aux faits divers dans les archives diverses, privées et publiques, civiles et militaires, laïques et ecclésiastiques…

L’une des pistes consiste à « sonder » ces documents dans les périodes marquantes de l’Histoire de France, à la recherche des lignes de rubriques où apparaisse Monteliot,…Montilliot, …ou Montillot, et d’en tirer ce qui peut nous faire connaître  nos ancêtres, leur mode de vie, leurs relations avec les divers pouvoirs, et deviner leurs soucis, et quelquefois peut-être, …leurs joies.

La Révolution française est considérée comme un événement majeur dans l’histoire du Monde. Remettant en cause fondamentalement les pouvoirs constitués, elle n’est certainement pas passée inaperçue à Montillot.

Examinons l’un des chapitres, celui des relations du « peuple » et de l’Eglise …

Rappelons  les principaux événements de ce début  de révolution :

-         Août 1788 : le Roi Louis XVI convoque les Etats-Généraux, assemblée des représentants du peuple afin d’en obtenir les ressources financières que ses ministres successifs n’avaient pas pu trouver.

-         5 mai 1789 : dans la salle des Menus-Plaisirs du château de Versailles, s’ouvre la 1ère réunion  => 1139 députés, dont 270 pour la noblesse, 291 (dont 208 curés) pour le clergé, et 578 pour le Tiers-Etat (par définition, tout homme qui n’est ni prêtre ni noble, fait partie du « tiers état »).

-         Le lendemain, un différend apparaît à l’occasion de la vérification des pouvoirs des députés : les « privilégiés » (noblesse et clergé) veulent que l’on procède « par ordre », alors que les députés du tiers réclament une opération commune, qui préluderait à des délibérations communes et , pour les décisions à prendre, à des votes « par tête » plus avantageux pour eux que le vote « par ordre », systématiquement défavorable.

-         Après 5 semaines de désaccord, le 17 Juin, sur motion de l’abbé Sieyès, député de Paris, considérant qu’ils représentent « les 96 centièmes au moins de la Nation », les membres du Tiers se proclament constitués en Assemblée Nationale et décident que tout impôt devra être soumis à leur accord.

-         Le Roi tente de résister mais se heurte à la détermination des députés ( c.f. serment du Jeu de Paume, apostrophe de Mirabeau – « volonté du peuple » et « force des baïonnettes » -…) et finit par accepter le 27 Juin l’assemblée unique et le vote par tête. Le  9 Juillet l’Assemblée Nationale prend le nom d’Assemblée Constituante et commence à discuter un programme de réformes. ( Elle devait se dissoudre le 30 Septembre 1791, après avoir établi une Constitution définissant les droits et devoirs respectifs du Roi et des citoyens).

-       Emu par des bruits de coup de force militaire, le peuple de Paris se soulève : le 14 Juillet 1789 la forteresse royale de la Bastille, prison d’Etat, est investie par les insurgés. Les 5 et 6 octobre, le peuple parisien marche sur Versailles et contraint le roi à résider à Paris, au château des Tuileries.

-       L’Assemblée travaille : dans la nuit du 4 Août, elle abolit tous les privilèges et proclame l’admissibilité  de tous à tous les emplois 

-       le 26 Août elle vote la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » …Mais on n’avait pas encore remédié besoins croissants du trésor. Ce n'était pas nouveau : à la mort de Louis XIV (1715) , les caisses de l’Etat étaient vides . Sous LOUIS XV, en 1739, le ministre ORRY réussit à équilibrer le budget. Mais les dépenses du roi et de la Cour, ainsi qu’un important programme de constructions, aggravent le déficit. Le ministre MACHAULT veut exiger de tous, privilégiés et roturiers, une contribution commune de 1/20 ème des revenus, mais, devant les protestations, il doit renoncer…A la mort de Louis XV, son successeur hérite d’une situation de banqueroute …

-       Les ministres successifs de Louis XVI, Turgot, Necker, Calonne, Loménie de Brienne,…ne parviennent pas à imposer les réformes nécessaires et suscitent une franche hostilité des « privilégiés » lorsqu’ils proposent l’égalité devant l’impôt. La participation à la guerre d’indépendance des Etats-Unis, de 1778 à 1783, accroît notablement les dépenses de l’Etat.

 

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